À l’occasion de la 33e Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai 2026, le président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (UPMB), Hervé Prudence Hessou, a livré un discours fort, marqué par un appel à la responsabilité collective face aux défis contemporains du journalisme. Une journée de rappel et d’engagement Dans son allocution, le président de l’UPMB a rappelé que cette journée instituée par les Nations Unies vise à promouvoir la liberté de la presse, à défendre l’indépendance des médias et à honorer la mémoire des journalistes victimes dans l’exercice de leur métier. Elle constitue également un moment de réflexion sur l’éthique professionnelle et la protection du droit à l’information. Le thème retenu pour 2026, « Façonner un avenir de paix : promouvoir la liberté de la presse pour les droits humains, le développement et la sécurité », souligne selon lui l’importance du rôle des médias dans la construction d’un monde pacifique et responsable.
La liberté de presse face aux mutations et aux menaces
Hervé Prudence Hessou a insisté sur le fait que la liberté d’expression, bien que fondamentale, reste fragile dans de nombreux contextes. Au Bénin comme ailleurs, le secteur médiatique est confronté à plusieurs défis majeurs : la montée de la désinformation et des fausses nouvelles ; les mutations technologiques, notamment l’intelligence artificielle et les réseaux sociaux ; la précarité économique des entreprises de presse ; les conditions de travail difficiles des journalistes ; et les enjeux liés à la sécurité des professionnels des médias. Il a également souligné la nécessité d’un cadre réglementaire équilibré garantissant à la fois la liberté d’informer et la responsabilité des acteurs.
Un appel à la responsabilité partagée
Face à ces défis, le président de l’UPMB a estimé que la responsabilité des professionnels des médias est « immense ». Il les a invités à : produire une information fiable, vérifiée et équilibrée ; respecter strictement les règles déontologiques ; lutter activement contre la désinformation ; et contribuer à l’éducation des citoyens à l’esprit critique. Mais cette responsabilité ne repose pas uniquement sur les journalistes. Il a également interpellé les autorités publiques, les organes de régulation, les entreprises de presse et le public. Des appels clairs aux différents acteurs Dans son discours, Hervé Prudence Hessou a formulé plusieurs recommandations : aux autorités : renforcer les garanties de la liberté de la presse et consolider les acquis démocratiques ; aux entreprises de presse : améliorer les conditions de travail et professionnaliser le secteur ; aux journalistes : renforcer l’éthique et la rigueur professionnelle ; au public : adopter un usage responsable de l’information.
Un engagement pour une presse crédible et durable
Le président de l’UPMB a rappelé que la liberté de la presse n’est jamais acquise définitivement. Elle doit être protégée et consolidée en permanence. Il a enfin exhorté les professionnels des médias à préserver la crédibilité de leur profession, qu’il considère comme un bien précieux à transmettre aux générations futures, tout en faisant des médias béninois un véritable levier de développement, de paix sociale et de démocratie.
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